Presque tous les pays, font face au problème de l’obésité dont la cuité diffère d’un pays à l’autre et à l’intérieur d’un même pays. D’après le « Rapport sur la Santé dans le monde 2002 », l’obésité était responsable de 540 000 décès dans vingt deux pays industriels.
L’Organisation Mondiale de la Santé définit le surpoids et l’obésité comme une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé. Elle parle de surpoids lorsque l’indice de masse corporelle (IMC) est supérieur ou égal à 25 kg/m2 et d’obésité lorsque l’IMC est supérieur ou égal à 30 kg/m2.
Classification du surpoids chez les adultes en fonction de l’indice de Quételet
| Classification | Indice de Quételet (kg/m2) | Risque de comorbidité |
| Insuffisance pondérale | <18,5 | Faible (mais risque accru d’autres problèmes cliniques) |
| Fourchette normale | 18,5-24,9 | Moyen |
| Surpoids - Préobèse |
≥ 25,0 25,0-29,9 |
Accru |
| - Obèse, classe I | 30,0-34,9 | Modéré |
| - Obèse, classe II | 35,0-39,9 | Important |
| - Obèse, classe III | ≥ 40,0 | Très important |
| Source : Rapport d’une Consultation OMS/FAO d’experts sur le régime alimentaire, la nutrition et la prévention des maladies chroniques. Organisation mondiale de la Santé Genève 2003. | ||
Le tour de taille est une autre mesure « qui est sans lien avec la taille (hauteur), est en liaison étroite avec l’indice de Quételet et avec le rapport tour de taille/tour de hanches, et est un indice approximatif de la masse grasse intra-abdominale et de la masse grasse totale. [...] Le risque de complications métaboliques est plus grand chez les hommes dont le tour de taille est ≥102 cm et chez les femmes dont il est ≥88 cm ».
En 2005, environ 1,6 milliard d’adultes (âgés de 15 ans et plus) avaient un surpoids et 400 millions d’adultes au moins étaient obèses, d’après l’OMS. Pendant la même année, au moins 20 millions d’enfants de moins de cinq ans avaient un surpoids. On prévoit, d’après la même source, que d’ici 2015, quelque 2,3 milliards d’adultes auront un poids corporel excessif et plus de 700 millions seront cliniquement obèses.
On peut citer à titre d’exemple :
Les facteurs génétiques : la part de l'hérédité dans la survenue de l'obésité varie de 40 à 80 % : Si les deux parents sont obèses, le risque pourrait s’élever à environ 80%. Si l’un d’eux est obèse le risque baisserait à environ 40%.
Le déséquilibre énergétique entre les calories consommées et dépensées : L’alimentation est l’un des facteurs majeurs contribuant à la survenue de plusieurs pathologies. Ce que l’on aperçoit clairement à l’échelle mondiale, c’est que, depuis environ un demi siècle, le monde est le théâtre de grands changements entraînant d’importantes modifications dans la nutrition, d’abord dans les pays industriels et, plus récemment, dans les pays en développement. Ces changements se caractérisent par une plus grande consommation d’aliments très caloriques riches en graisses et en sucres mais pauvres en vitamines, en minéraux et autres micronutriments.
Le manque d’activité physique dont on reconnaît aujourd’hui la gravité croissante pour la santé, résulte d’un mode de vie de plus en plus sédentaire, dans les pays industrialisés comme dans les pays en développement. Une grande partie de la population passe la journée assise à l’école et à l’usine ou face à un téléviseur ...
L’obésité pourrait être un symptôme d’une autre maladie telle que la maladie de Cushing (hypersécrétion par les glandes surrénales de cortisol) et la boulimie.
La prise prolongée de certains médicaments (tels que les substances thérapeutiques hormonales, les antidépresseurs et les corticoïdes) pourrait provoquer un surpoids ou une obésité. A titre d’exemple, le falbitone ou la dexaméthasone qui sont des corticoïdes ont comme effet secondaire de provoquer une fausse obésité. L’obésité pourrait être également causée par certains additifs alimentaires.
L’obésité et le surpoids entraînent de graves conséquences pour la santé. Un IMC élevé est un important facteur de risque de plusieurs maladies telles que :
Outre le traitement médical approprié à appliquer à ceux qui sont déjà touchés, l’approche de la prévention « en tant qu’outil de santé publique est considérée comme la méthode la plus rentable, la plus abordable et la plus durable pour faire face » au surpoids et à l’obésité.
Pour ce qui des Stratégies générales de la prévention précoce de l’obésité, il convient, selon le Rapport d’experts indépendants élaboré en 2002 pour le compte de l’OMS et la FAO, d’accorder une priorité élevée à la prévention chez le nourrisson et le jeune enfant. Il s’agit essentiellement de :
S’agissant de l’enfant et de l’adolescent, il faut selon l’OMS:
Il convient à cet égard d'éviter:
Il est conseillé également d’opter pour :
Sources: